A local innovation helps knee sufferers in Quebec and around the world

A local innovation helps knee sufferers in Quebec and around the world

ALEX FUENTES, EMOVI
MONTRÉAL

Osteoarthritis (OA) is known to be one of the most disabling chronic conditions, leading to pain and limitations in both daily living activities and work. It is the most common form of arthritis, and it is described as a degenerative disorder. In Canada, there are more than 4.6 million people living with OA. With the aging population, the increasing life expectancy and the growing obesity prevalence, OA prevalence in Canada in 15 years old and older is expected to increase from 10% to 20% by 2026.  This pathology mostly affects hip and knee joints. It is estimated that about 1 out of 4 people older than 65 years old in the province of Quebec is suffering from knee osteoarthritis.

Les punaises de lit et ses multiples visages

MAUDE LALIBERTÉ, CRIR
MONTRÉAL

Le poème suivant illustre certains enjeux liés à la prise en charge de patients au prise avec une infestation de punaise de lit. L’évolution du problème d’infestations de punaises de lit suggère une épidémie mondiale qui évolue de manière incontrôlée. Les punaises de lit peuvent causer des problèmes de santé physique, de santé mentale ainsi que des séquelles sociales (isolement, stigmatisation). Les professionnels de la santé peuvent vivre plusieurs dilemmes éthiques dans la prise en charge d’une clientèle au prise avec une infestation de punaise de lit (voir: Laliberté M., Hunt M., Williams-Jones B., Feldman D.E. «Health care professionals and bedbugs: An ethical analysis of a resurgent scourge», HEC Forum, v.25: 245-255, 2013.)

 

Visage perdu et dépassé

Dame de 92 ans, alzheimer, semi-aveugle

Retour à domicile précipité

 

Intervenante du CLSC désirant l’aider à s’adapter

Coup d’oeil: une punaise sur le lit….

Observation : 2, 5, 10, 100….

Appartement infesté

 

Intervenante en chaussette sur le tapis

Intervenante assise sur le lit

Intervante avec son sac à ses pieds

 

Intervention écourtée, panique coin Christophe-Colomb/Jarry

Dois-je retourner à la maison?

Comment neutraliser l’invasion?

Visages perdus et dépassés

 

La fédération des médecins omnipaticiens du Québec

JEAN-PIERRE DION, FMOQ
MONTRÉAL

« Les médecins omnipraticiens ont de tout temps eu à cœur le bien-être de leurs
concitoyens et travaillé dans l’intérêt des Québécois. Ils mettent d’ailleurs actuellement
les bouchées doubles afin que 85 % des Québécois soient inscrits auprès d’un médecin
de famille d’ici janvier 2018, et ce, tout en continuant à consacrer près de 40 % de leurs
activités professionnelles à du travail en milieu hospitalier, soit une proportion unique au
Canada et ce même s’il sont beaucoup moins nombreux que leurs collègues spécialistes
au Québec, autre fait unique au pays.  Plus que jamais, la Fédération des médecins
omnipraticiens du Québec (FMOQ) est engagée dans l’amélioration de l’accessibilité aux
soins de première ligne et dans le maintien d’un système de santé public et accessible
pour tous.  Dans ce contexte, avoir davantage de soutien d’autres professionnels de la
santé dans nos cliniques médicales et voir nos concitoyens avoir accès rapidement non
seulement aux soins des médecins de famille mais aussi à des consultations
spécialisées, voilà nos plus grands souhaits actuellement. »

 
Dr  Louis Godin, président de la FMOQ.

La médecine de famille au Québec - La médecine de famille au Québec, qu’est-ce que cela nous amènera, et où en serons-nous rendus?

JEAN-YVES BOUTET
AMOS

La médecine est un art et une science. Elle doit se centrer sur le patient, mais depuis les 30 dernières années, elle s’est centrée sur la technologie, au détriment de l’art d’exercer la médecine. Cela a entraîné une certaine dérive. Dérive que la population constate, et dont elle exprime maintenant sa grande insatisfaction. L’approche basée sur des données évidentes est importante, mais il ne faut jamais oublier que l’ON soigne un individu, et non une statistique.

La médecine en première ligne doit maintenant s’adapter à la clientèle et à ses besoins, et non l’inverse. Fini le temps où c’était le patient qui s’adaptait aux horaires de son médecin.

Avec la venue des GMF, et l’arrivée de plusieurs jeunes médecins, les choses sont appelées à changer. Auparavant il n’y avait pas de culture de performance et d’efficience. Maintenant la clientèle du médecin va désirer de l’accessibilité et de la qualité.

Un modèle d’affaire est en train de se créer et particulièrement avec la surpopulation médicale qui devrait arriver d’ici les 5 prochaines années. Les médecins ne pourront plus pratiquer en solo et en silo, ils devront avoir une écoute très sensible des besoins. Le travail en interdisciplinarité est l’une des solutions qui apparaissent dans les GMF.

La surpopulation en omnipraticiens va entraîner le modèle d’affaires dans les cliniques vers une offre de services mieux adaptée aux patients et à ses besoins. Les changements commencent déjà à apparaître, mais c’est un long processus de réflexion et de gestion du changement.

Le modèle d’affaire pour les médecins de famille se bâtira d’ici quelques années  sur l’empathie et sur  l’écoute des besoins de leur clientèle qui ne cesseront d’évoluer. Il y aura plus de compétition entre les médecins de famille, et ce, en raison de la surpopulation en omnipraticiens. Ces derniers devront fidéliser leur clientèle avec un offre de services où l’accessibilité, la disponibilité, l’efficience devront être au rendez-vous. Ce nouveau modèle d’affaires doit être compris et mis en application par les médecins, mais plus particulièrement les jeunes omnipraticiens.

L’empathie, la disponibilité, le travail en interdisciplinarité, l’efficience sont les éléments du nouveau contrat social et du modèle d’affaire dans lequel les omnipraticiens doivent s’engager, et ce,  pour le meilleur bien-être de leurs patients.

Jean-Yves Boutet md
Chef DRMG Abitibi-Témiscamingue
Président AMONOQ
Médecin coordonnateur GMF Les Eskers d'Amos