UNE MEILLEURE QUALITÉ DE VIE POUR LES ENFANTS POLYHANDICAPÉS ET LEUR FAMILLE

DIANE CHÊNEVRET, FONDATRICE ET DIRECTRICE GÉNÉRALE, CENTRE PHILOU
MONTRÉAL

Depuis 2005, le Centre Philou offre plusieurs services spécialisés aux enfants polyhandicapés entre 0 et 15 ans : répit, camp d’été, programmes de développement et soutien aux familles. Ces programmes permettent aux parents de se ressourcer et aux enfants de continuer leur développement dans un environnement stimulant et chaleureux.

Mission
Offrir des services d’aide et de développement en continu aux enfants polyhandicapés et à leur famille, en complémentarité avec les services publics, afin de leur procurer une meilleure qualité de vie.

Des ponts solides
Au fil des années, j’ai découvert un monde parallèle. Un monde où l’on se fait regarder. Un monde qui se fait juger. Un monde où l’on n’ose pas parler. Un monde qui se bat en silence sans que le nombre fasse le poids. Le monde des handicapés. Le monde des familles handicapées.

Pour plusieurs entreprises, le monde des handicapés est devenu un business où tout est plus cher : des lits adaptés, des fauteuils roulants, des aliments spéciaux, des médicaments, des bicyclettes, des jeux adaptés. Et pour avoir de l’aide, c’est aussi plus cher. D’où la création du Centre Philou. Oui, c’est aussi un business d’handicapés. Néanmoins, ça ne coûte pratiquement rien à l’utilisateur. Les entreprises et les individus qui contribuent au Centre Philou ont compris.

Ils ont compris que d’aider les familles d’handicapés à s’aider elles-mêmes par des répits ou des programmes pour leurs enfants, c’est de décloisonner ce monde parallèle, c’est de le côtoyer, de le découvrir. C’est de se faire du bien en faisant du bien aux autres, tout en retirant parfois une notoriété bien méritée.

Ainsi sont nées, aux débuts du Centre Philou, des participations individuelles d’hommes et de femmes, puis des contributions inestimables d’entreprises, des dons de grandes fondations familiales et de plus petites, pour construire ensemble des ponts entre nos mondes. Ces ponts constituent 93 % du financement du Centre Philou depuis 10 ans. C’est ce qu’on appelle souvent des partenariats. Moi, j’appelle cela vivre en société.

Une belle société qui mérite plus que des mercis.